Accueil Date de création : 02/11/08 Dernière mise à jour : 21/10/09 14:21 / 4 articles publiés
 

Premier ♦ Le commencement  (Tout le blabla) posté le lundi 31 août 2009 15:48

 

Mais où je suis tombé ?

Ne t’affole pas ! Je vais t’expliquer !

 

Hey !

Bienvenue sur mon blog ! Vous découvrirez ici mes différents écrits – ceux qui en valent la peine, principalement. N’étant pas fan des OS – j’en lis beaucoup, mais je n’arrive pas à en écrire, je l’avoue -, il n’y aura donc que des histoires à chapitres, plus ou moins longues. Elles traiteront toutes de différents thèmes, même si j’ai une maladie : le romantisme. Vous n’échapperez pas à ce thème récurant, sauf si vous décidez de cliquer sur la croix en haut – ne faites pas ça ! -.


Mais c’est qui cette folle qui me parle, là ?

Elle va se présenter la folle, ne t’inquiète pas.

 

Je m’appelle Camille, j’ai 15 ans – je rentre donc en 2e dans … 3 jours – et j’adore écrire, lire, écouter de la musique, regarder des animes … etc ! Ma vie n’est pas très passionnante, à part que j’ai des poissons – qui n’ont pas de nom -, un cochon d’inde qui s’appelle Pomme – c’est mon idée - , un frère et une sœur – mais ça on s’en fiche ! -. J'allais oublier : on me nomme Tenshi - même mes amis m'appellent comme ça >.< - qui signifie Ange en Japonais n.n

 

Oui, bon c’est bien joli tout ça, mais moi je suis venu ici pour lire, hein !

Aukay, Aukay, ca arrive !

 

La vie n’est pas toujours belle ; Arianne.

En reconstruction ;)

- pour toute information sur cela, posez la question dans un commentaire ! –

 

Innocence

En cours

M.a.j une : Prologue

 

Ephémère

En attente

 

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Second ♦ Pub&Co  (Tout le blabla) posté le lundi 31 août 2009 16:06

Cette article regroupera plusieurs choses.

 

 


 

Pub

Si vous avez un blog, et que vous aimeriez le faire connaître, laissez un commentaire sur cet article ! Je passe voir tous les sites, et j'essaye de lire toutes les histoires dans la mesure du possible.


 


 

Questions&Réponses

Si vous avez la moindre question, il suffit de la poser dans un commentaire sur cet article et j'y répondrais avec plaisir !

 

Lila : D'où viennent tes images ?

--> Voilà le site où je prend mes images * Après je les retouche tout simplement avec Photofiltre <3

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Innocence ♦ Prologue  (Innocence) posté le mercredi 07 octobre 2009 16:46

 

 

Prologue

 

« Foutue voiture de m*rde ! »

J’étais grossier. Pire, j’étais vulgaire. De loin, je pouvais paraître élégant, à la limite du snob, mais non je ne l’étais pas. C’était perturbant, et la première personne à en souffrir était ma mère. Mais ses gémissements fassent à mon vocabulaire peu soutenu n’avait rien changé de mon comportement qui n’avait rien du parfait gentleman, plutôt du bouché du coin. Cela avait au moins le mérite de faire rire mon frère et de temps en temps de faire sourire ma sœur. Il y a des bons comme des mauvais côtés à tout … Mais j’étais loin de le savoir alors que je postillonnais sur la vieille carcasse qui ne fonctionnerait pas mieux même si je m’égosillais. J’étais jeune et sot.

Un rire cristallin, celui d’une petite fille à n’en pas douter, se fit entendre tout près de moi. Je ne me retournais même pas. On aurait pu croire que la curiosité était un vilain défaut mais ne pas l’être, même rien qu’un peu, pouvait se révéler bien pire. Et bien évidemment, ça aussi on pouvait me l’attribuer. Ce rire d’ailleurs, au lieu de m’adoucir m’hérissait le poil. Si cet enfant n’avait rien d’autre à faire, elle n’avait qu’à retrousser ses manches et m’aider ! Mais rien à faire, alors que les mots d’une vulgarité surprenante flottaient autour de moi, ce bruit insupportable n’avait pas idée de cessé. Toujours le nez dans la voiture, tapant parfois de mon pied la pauvre machine, je quémandais un peu de repos à ma manière.

« T’as ton appris le respect ? Est-ce si drôle d’admirer mon joli fessier de loin ? Cela te dérangerait-il de m’aider ou alors de faire mumuse avec Barbie et Ken plus loin ?

- Oups … Je suis désolée. Je ne voulais pas vous vexer. C’est si grave que ça votre problème de voiture ? »

Etait-ce la même personne qui avait ri et ensuite parler ? La voix restait dans ce même timbre de voix cristallin et enfantin mais il s’y sentait une nette différence d’âge. En effet, quand je daignai lui lancer un regard, je ne vis pas là une gamine de cinq ans mais une jeune fille que si elle n’avait pas cette mine juvénile et innocente, celle qu’on prête aux anges, pouvait bien en faire dix-huit. Ou alors pas beaucoup moins. A moins qu’elle ne soit le modèle typique des adolescentes déjà bien formées à leurs seize ans. Seul soucis c’est que ces dernières ne s’en cachent pas, s’en servent même à mauvais escients, pourtant l’énergumène qui se tenait sagement devant moi semblait dans l’ignorance totale du trouble qu’elle pouvait soumettre aux hommes. Comprenant très vite que même si elle avait sa majorité, elle n’en avait pas moins l’âge mental d’une petite fille de l’école maternelle, je ne lui desservis aucunement le sourire charmeur dont j’avais eu l’idée quelques secondes plus tôt.

« J’ai compris … Rejoins ta maman et ton papa, j’ai autre chose à faire que jouer à la poupée. »

Je retournais à ma préoccupation première, celle de faire fonctionner ce tacot aussi têtu que moi. J’entendis les pas précipités mais légers de mon ‘ex’ interlocutrice que j’avais sûrement choquée. Pauvre âme sensible. Et vilain garçon que j’étais. Le bruit de sa voix me parvint mais je ne fis aucunement attention au sens. Ce n’est que lorsque j’entendis la marche similaire plus celle plus lourde d’une quelconque personne, qu’un soupir bruyant sorti de mes fines lèvres l’air tout à fait exaspéré. De mes mains j’effleurais l’intérieur sale du véhicule, ne sachant pas ce qu’il fallait bidouiller pour faire repartir le moteur. Cela ne pouvait définitivement arrivé qu’à moi ! Je devais certainement être le plus chanceux du monde. Je me retrouvais pommer dans la cambrousse, poursuivi par une petite fille dans un corps exquis qui ramène sa maman parce que le monsieur il est méchant.

« Alors comme ça, vous avez besoin d’aide Monsieur ? »

Etrangement, la voix était douce, portant toute la serviabilité des grand-mères à l’œil bienveillant. C’était d’ailleurs ce qui m’attendait devant le portail de ce qui devait être sa maison, à elle et à l’ange. La petite n’était pas allée se plaindre, mais contrairement à moi, avait pris les choses en mains. Elle avait demandé de l’aide – qui ne me paraissait dès lors pas très utile orgueilleux comme je l’étais – au lieu de me laisser moisir seul et abandonné à moi-même et à mes médiocres compétences en matière de mécanique. Je ne savais même pas quoi répondre si étonné que j’étais. Je ne m’attendais certainement pas à tant de gentillesse, plutôt à des remontrances que j’avais sûrement méritées. Je me tournais lentement vers la vieille personne, essayant tant bien que mal de sourire sincèrement. Avais-je si peu de respect que je me permettrai de renvoyer dans son taudis une chouette aigrie ? Rien de moins sûr …

 

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Innocence ♦ Chapitre 1  (Innocence) posté le mercredi 21 octobre 2009 14:21

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Chapitre premier

 J’étais entré dans la maison campagnarde des deux femmes. C’était … petit et étroit. Les plus grandes pièces me semblaient étouffantes, et les couloirs ne pouvaient contenir qu’une seule personne en largeur. Autant dire que je n’aimais rien dans l’intérieur de cette maison avec cette décoration vieillotte qui datait sûrement des années d’amour des grands parents. Je me demandais comment la jeune fille pouvait vivre ici et espérait pour elle qu’elle ne soit qu’en vacances dans cet endroit. Personne – de jeune j’entends bien – n’aurait pu s’épanouir entre ces murs. Et le sourire qui ornait ses lèvres rosées témoignaient de son court séjour chez son aînée de bien des années. Il n’y avait pas grand-chose à voir mais mon regard parcourait le papier peint, les meubles d’un autre temps et le sol impeccable. J’étais bien trop habitué à la ville, je crois, et ne pouvait pas apprécier à sa juste valeur la chaleureuse demeure. Car, oui, au-delà de ce que je pouvais penser, c’était un cocon où il faisait bon s’y lover. On m’indiqua rapidement un canapé au tissus usé mais propre où m’asseoir, et je ne me fis pas prier. Sans délicatesse et avec un soupir de satisfaction, je m’affalais sur ce qui se trouvait être moelleux. Le même rire qui m’avait dérangé juste avant revint faire sa place auprès de mes oreilles et je ne pus empêcher une grimace sortir de mon cœur pour faire joie sur mon visage. Le bruit cristallin s’arrêta de suite et une toux mécontente le remplaça ; ça ne venait pas de la même personne.

« Jeune homme, nous vous proposons gentiment de l’aide, il serait donc aimable à vous de ne pas imposer vos états d’âme et de bien vouloir vous comporter quelque peu … Poliment. »

Sans me laisser le temps de répondre quoique ce soit, une main osseuse me tendit un téléphone que je pris sans faire de manière. J’étais impressionné bien malgré moi par son ton doux et pourtant ferme. Je faisais un gros effort de concentration et de mémoire pour me rappeler du numéro secoureur. J’avais la fâcheuse habitude à oublier ce genre de détails n’en ayant pas besoin grâce au répertoire de mon portable. Mais bien évidemment, la batterie de mon portable s’était avérée … vide. J’avais la certitude que ce jour n’était pas le mien. Après être tombé sur un fou qui me répondit par un « à l’huile » pâteux et alcoolique, j’entendis enfin la voix de la libération. Pendant ce temps, le rire avait repris parfois – surtout à la vue de ma tête atterrée quand j’avais fait le mauvais numéro – et la respiration appuyée de la vieille femme comblait le silence. Un sourire de soulagement éleva une courbe sur mon visage précédemment ennuyé et je répondis au « allo » sérieux.

« Enfin ! Ce n’est pas trop tôt ! Vraiment, ils n’ont pas idées les gens dans la téléphonie de fournir des numéros aussi compliquer ! »

J’eus alors l’affreuse impression d’ennuyer mon interlocuteur qui répondit à mon esquisse de blague – fort peu drôle, mais comment l’admettre ? – par un soupir d’exaspération. J’avais toujours pensé que les personnes les plus aigris dans ma vie étaient mes parents mais c’était avant de connaître ce personnage qui était bien trop sérieux pour sa vingtaine d’année à peine entamée. Sa voix rauque s’employa à répondre posément à mon SOS dissimulé qu’il avait bien compris. Ce type était un voyant !

« Mais où t’es tu encore fourré ? Et ne me dit pas que les voisins t’ont kidnappés, je suis allé chez eux il y a cinq minutes pour vérifier.

- On s’inquiétait ? le taquinais-je, chose qui m’arrivait bien souvent.

- Certainement pas, mais je te connais, et je sais qu’il faut avoir un œil sur toi … Pour le bien des autres …

- Je ferais comme si je n’avais pas entendu, déclarais-je froidement, car sa moquerie ne me plaisait pas ; je me moquais, insultais, mais ne supportais pas le juste retour des choses. Soit ! Maintenant tu vas pouvoir te rendre utile ! Je suis paumé au beau milieu de nulle part, dans le trou du, – j’entrevis le regard courroucé de la vieille – du tu sais quoi du monde et j’ai, bien entendu, de suite pensé à toi.

- Hum … Petit un, ta vulgarité m’effrayera toujours. Petit deux, je ne suis le héros de personne encore moins le tien, et surtout pas ton esclave. Donc, mon petit, débrouille toi ! »

Je ne pus retenir un cri de rage devant tant d’obstination – en même temps, je n’avais pas beaucoup insisté, mais n’avais certainement pas l’intention de le supplier – et je raccrochais violemment. Je me passais les mains sur le visage, essayant tant bien que mal de retenir un deuxième cri de rage devant ma bêtise : j’avais raccroché - imbécile ! -, sans même obtenir ce que je souhaitais, - idiot -, et j’avais réduit ma seule chance de m’en sortir à néant – crétin -. Exaspéré par mon propre comportement, je soupirais une énième fois depuis que j’étais ici et ne fis aucun regard vers les deux personnes qui s’abstenaient de tout commentaire. Enfin, non, puisque la voix faussement soucieuse de la vieille – elle retenait une pointe d’amusement, c’était certain – émit une question qui aurait pu paraître totalement innocente.

« Votre ami vient-il vous sauver ? »

Je lui répondis par un grognement très distingué – qui a osé me traiter d’animal ? – et lançais un regard noir – pour changer – à la petite qui avait recommencé avec son chant qui m’irritait. Oui, encore une fois, je semblais l’amuser beaucoup et je n’en étais pas fier. Et cette fois ci, comme pour me défier, son rire s’amplifia, devenant presque incontrôlable. Sa si soudaine hilarité proche de la folie me fit écarquiller les yeux, tandis que la dame se contenta de sourire et de lever les yeux au ciel comme si c’était tout à fait normal. J’appréciais encore moins ce bruit, car on se moquait clairement de moi et je n’étais pas du genre à laisser glisser toute offense mais plutôt à y répondre. On peut dire, plus simplement, que j’étais prompt à la colère.

« Ce n’est pas en riant comme une possédée que tu te conduis en une charmante hôte, … »

Ma voix resta bloquée dans ma gorge quand je me rendis compte avec stupeur et effarement que j’allais l’appeler par un prénom qui ne devait pas être le sien. Ce soudain arrêt fit revenir les esprits de la belle qui ne garda plus qu’un sourire s’étendant d’une oreille à l’autre et atteignant ses yeux bleus pétillants.

« C’est Nyla. »

J’étais impressionné par son vif esprit, la prenant encore pour une enfant sans cervelle – ce qu’elle devait être, même si en cet instant elle le cachait bien -. Je repris vite moi-même mon sourire sarcastique et lui répondit d’une voix faussement charmeuse.

« Et moi Jayden. »

Je lui fis un clin d’œil qui la fit rougir. Je balayais la petite voix dans ma tête qui n’arrêtait pas de dire qu’elle était tout à fait mignonne – et à mon goût – avec sa teinte rosée. Il n’était pas question de la charmer mais juste de prendre ma revanche. On me reprochait souvent de me comporter comme un gamin quand on touchait mon orgueil, mais là on ne pouvait rien me dire puisqu’elle-même était pire que moi. Je ris alors, moqueur à souhait, déclenchant par la même occasion une exclamation outrée de sa grand-mère.

« Je crois bien, jeune homme, que vous avez assez usé et abusé de notre hospitalité. Je vous prierais donc de sortir de chez moi. »

Je grimaçais encore, conscient que j’avais – et cela pour énième fois – brisé toute chance de m’en sortir. Et puis … J’étais déçu de voir le joli visage de la blonde s’être assombri – un peu –. De plus, la petite voix qui n’avait rien compris murmurait doucereuse qu’elle était craquante avec son air boudeur. C’est en entendant cette voix que je pris la décision de partir, ne saluant même pas les deux femmes, pour l’une indignée et l’autre toujours boudeuse.

Enfin à l’air libre, loin de l’atmosphère écrasante de la petite maisonnette, je respirais profondément : pour ne pas me laisser emporter par la rage et pour essayer de réfléchir. Je m’asseyais sur le capot de ma voiture, et regardais le ciel bleu. C’était une très belle journée, et elle était définitivement gâchée. Je n’étais pas du genre à m’attarder longtemps dans des réflexions compliqués, je laissais ça aux savants il y en avait suffisamment, et j’abandonnais déjà la partie avant même d’avoir trouvé une esquisse de solution à mon problème pas si difficile. Je laissais mon regard glisser sur mon environnement plutôt agréable mais qui me lassa bien vite. J’étais ainsi, l’activité de la ville m’avait toujours attirée et je jugeais la paix de ses lieux morose. J’en étais à me tourner les pousses – une activité que j’affectionnais tout particulièrement – quand j’entendis des pas légers se rapprochaient de moi. Je fermais les yeux, soupirais d’exaspération, près à revoir les yeux océans de la jeune boucle d’or. Mais ce ne fut pas sa voix que j’entendis, c’était une voix plus chaude mais bien moins claire, et sûrement pas appartenant à une personne innocente …

« On est perdu ? »

A croire que ce village - sûrement introuvable sur une carte détaillée du pays - était infesté d’anges aux cheveux blonds et aux yeux océan.

 

* * *

 

« Et ainsi, vous êtes là, dans ce trou paumé au milieu de nulle part … Heureusement que je suis là, n’est-ce pas ? »

Je ne pensais plus la même chose de cette jeune personne depuis plus de dix minutes. En ces quelques minutes, elle était passée de l’ange à la jeune femme sulfureuse – aguicheuse voire même d’autre adjectif bien plus péjoratif et vulgaire. Je l’écoutais d’une oreille, pas le moins du monde intéressé alors que je voyais clair dans son jeu. Il est vrai que peu de beaux garçons devaient se perdre dans ce village, mais tout de même. J’avais cependant l’habitude de trainer avec ce genre de personne, et m’y étais fait avec le temps. Je crois même que parfois j’agissais ainsi aussi sans vraiment m’en apercevoir avec un naturel déroutant. Dans le genre charmeur, narcissique, et coureur de jupon je n’étais pas mal non plus ... Mais voilà, cette fois-ci j’avais seulement envie de partir très loin de là, de retrouver mon appartement et de ne plus jamais revoir toutes ces têtes blondes qui me donnaient la nausée – à noter que je suis blond aussi mais passons -. Mais cette sangsue aux lèvres pulpeuses ne voulait pas me lâcher et ne semblait pas comprendre que mes soupirs étaient chargés d’exaspération. Cette fille devait être vraiment désespérée pour agir ainsi … Elle me parlait toujours avec une voix rauque qui m’insupportait, et mes poings s’étaient plusieurs fois serrés lorsqu’elle m’avait frôlé. Cette journée était maudite … En plus de tout cela, elle n’avait aucunement l’intention de m’aider à partir de là, non, elle était même plutôt déterminée à ce que j’y reste … Pourtant, dans mon malheur, j’eus de la chance car …

« Jaylen ! Vous êtes encore là … Oh ! Kaylee … Qu’est-ce que tu fais là ? »

L’ange blond numéro un venait refaire sur scène, mais même si je ne montrais rien j’étais très heureux de la revoir – je me méfierais des anges blonds à partir de maintenant … - et même si aucun sourire ne naquit sur mon visage, je soupirais une énième mais de soulagement cette fois.

« Je tenais compagnie à Jaylen. Bon eh bien … Je vous laisse … A bientôt Jaylen … »

Oui c’est ça, à bientôt … Je ne lui lançais même pas un regard, ne lui dédiait aucun sourire, non, je restais de marbre devant tant de sous-entendus si peu subtiles, et je préférais m’intéresser à mon héroïne. Cette dernière fit un petit geste de la main pour saluer son amie, puis me tendit vivement une carte de visite et un téléphone portable. Je m’emparais de ces présents ne sachant quoi en faire … Oui, je sais, j’étais long à la détente …

« Vous devriez peut-être appeler le numéro sur la carte, c’est une compagnie de dépannage. »

Si je n’étais pas si orgueilleux, je l’aurais remercié mille fois, mais malheureusement, la nature a fait les choses autrement, je n’esquissais donc qu’un vague sourire avant de faire le numéro indiqué et de plaquer le téléphone contre ma joue avec impatience. J’étais – légèrement bien entendu – pressé de partir d’ici et de ne plus jamais revenir. On décrocha enfin, et une voix grave et indéniablement masculine se fit entendre. En moins de cinq minutes se fut réglé et je rendis le téléphone ainsi que le bout de papier à la jeune fille qui attendait sagement.

« Je vais vous laisser. Bonne route ! Faites attention à vous ! »

Et sur ses bonnes paroles, elle s’en alla gaiement – en sautillant même – jusqu’à chez elle. Une chose que je ne comprendrais jamais : j’avais été odieux avec elle et pourtant elle m’avait parlé sans animosité, au contraire, avec sympathie. Comme quoi, le comportement des personnes m’étonnera toujours.


j'espère que ce chapitre vous a plu. Je précise tout de suite qu'il faudra attendre un peu - hum ... beaucoup - pour le prochain chapitre, parce qu'il n'est pas fini, loin de là ... (a) Tenshi qui vous n'aime ! <3

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